Disque du mois
The Last Shadow PuppetsEverything You've Come To Except

Le disque de l’été est sorti le 1er avril ! On imagine une déconnade de plus des deux lads britons de The Last Shadow Puppets connus des journalistes du monde entier pour leur humour potache. Après huit ans d’absence, Alex Turner, en vacances d’Artic Monkeys, et Miles Kane, carrière solo en pause, ont donc décidé de réactiver The Last Shadow Puppets. Ces deux-là, devenus depuis inséparables potes, se sont rencontrés en 2007 quand Kane assurait les premières parties des Artic Monkeys avec son groupe The Rascals. Réunis par leur amour commun de l’oeuvre de Scott Walker, ils sortent en 2008 The Age of the Understatement, coloré sixties, débordant de crooneries pop et de violons langoureux. L’album cartonne, fini en haut des charts anglais, puis les deux comparses retournent à leurs carrières respectives. Et aujourd’hui, divine surprise, arrive Everything You’ve Come To Expect, bombinette chargée de chansons qui vont illuminer un temps nos petites vies du soleil de Malibu où elles ont été enregistrées. Entourés des fidèles James Ford à la production et Owen Pallet aux arrangements de cordes luxuriants, Turner et Kane signent ici un grand disque, de ceux qui s’installent pour durer. Aviation, aussi bon que se doit d’être un morceau d’ouverture, installe le décor, faisant le lien avec l’album précédent mais en y ajoutant un petit je-ne-sais-quoi sexy-vicieux qui fait merveille. Miracle Aligner est superbe, mélodie et arrangements imparables, Dracula Teeth cinématographique à souhait, Bad Habits,Used to Be My Girl et Pattern, clins d’oeil réjouissant aux 60’s vitaminées, Everything You’ve Come To Expect , Sweet Dreams, TN et The Dream Synopsis, des ballades qui redonnent envie d’aller inviter les filles à danser le slow. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, sachez que The Last Shadow Puppets seront au Festival Europavox le jeudi 2 juin.La vie est douce parfois. FD.

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Elysian FieldsGhosts of No

Onze chansons baignées d’une voluptueuse poésie, une voix magnétique et sensuelle, un son unique, voici l’essence du duo new-yorkais Elysian Fields qui revient avec Ghosts of No, son 10e album. Après une 20e bougie soufflée en 2015, et deux ans après For House Cats and Sea Fans, Jennifer Charles et Oren Bloedow se sont remis au travail pour nous offrir une nouvelle fois cinquante minutes de spleen extatique. Véritable petit bijou pour les oreilles, Ghosts of No réunit quelques copains musiciens triés sur le volet comme Matt Johnson (batteur de Jeff Buckley) ou James Genus (présent sur le dernier album des Daft Punk), le tout mixé par Mark Plati, collaborateur et ami de David Bowie. Et le duo de célèbrer, toujours avec autant de passion, beauté, liberté et sensualité, enchaînant titres élégiaques (Rosy Path) et morceaux plus jazz (Cost Of Your Soul). Voyage envoutant, presque fantomatique à l’image de sa pochette… Écouter Ghosts of No c’est rêver tout éveillé ! JR.

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WoodsCity Sun In Eather In The River Of Light

Durant les cinq premières années de leur existence, les New-Yorkais de Woods ont joué la carte de la productivité produisant pas moins de sept albums dans leur home-studio. Désormais, le groupe de Jeremy Earl a levé le pied et deux ans après le génial With Light And With Love (Woodsist), la bande livre un City Sun In Eater In The River Of Light à la frontière de l’Indie Pop/Folk et de la soul psychédélique. Si la première partie de l’album laisse place à des sonorités assez nouvelles pour le groupe, qui semble influencé par la maison Daptone (les arrangements à base de cuivres, les percussions afro’), le quintet revient vers un son auquel il nous avait habitué : superbes chansons folk, assorties de refrains pop tubesques et arrangés par des guitares tantôt nerveuses et tendues, ou par un orgue planant, le tout, sublimé par la voix falsetto de son leader. City Sun In Eater In The River Of Light est un disque de pop ensoleillée pour le printemps et ce, jusqu’à la fin de l’été (et puis merde, pour toutes les autres saisons aussi!) SP.

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